Le géant taïwanais TSMC est un des grands gagnants de la folie autour de l'intelligence artificielle actuelle. Mais il pourrait être aussi au bord d'une crise interne compliquée.

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Comme le dit le fameux adage, lors des ruées vers l'or, ce sont les marchands de pelle qui font fortune. C'est ainsi le cas dans le secteur de l'intelligence artificielle, où ce sont le concepteur de GPU NVIDIA et le fondeur de puces TSMC qui semblent tirer le plus de bénéfices de cette nouvelle course. Pourtant, malgré les gains évidemment engrangés par le groupe taïwanais, si important par ailleurs pour le destin de l'île, il semble qu'il y a aussi des problèmes dans le fonctionnement, qui pourraient le faire exploser.

Des rumeurs de primes réduites enflamment les esprits chez TSMC

C'est la rumeur qui pourrait faire mal. Les employés de TSMC sont, ces derniers jours, de plus en plus nombreux à partager leur colère dans des groupes Facebook liés à TSMC. La rumeur d'une réduction des primes de mai fusent en effet en ce moment au sein de la firme.

Une décision potentielle dont la cause n'a pas encore été divulguée selon les employés. Les hypothèses vont de contraintes plus grandes à cause de nouvelles charges due au développement à l'international (notamment aux États-Unis) à l'augmentation des dépenses d'investissement, jusqu'à une potentielle priorité donnée aux actionnaires et à la hausse des rendements.

L'exemple Samsung en ligne de mire ?

Autant dire que dans les groupes Facebook, dont les échanges sont notamment relatés par l'organisme taïwanais SemiVision, on n'est pas content, et certains cherchent déjà à faire pression sur la direction. L'exemple de Samsung a ainsi été plusieurs fois évoqué pour répondre à cette éventuelle baisse des primes - en plein milieu d'une période faste pour TSMC.

Pour rappel, au mois d'avril dernier, les employés de Samsung avaient menacé la direction d'une grève de 18 jours en mai si elle ne s'alignait pas sur les rémunérations exceptionnelles de concurrents comme SK Hynix, alors que ces entreprises enregistrent des résultats incroyables grâce à la pénurie de RAM. Finalement, les employés ont plus ou moins obtenu gain de cause, et la menace de grève a été suspendue. Le scénario va-t-il se répéter un peu plus au sud, à Taïwan cette fois ?

Source : Wccftech